L'expérience de la "Poustinia" nous semble comporter
deux dimensions majeures.
La première est celle de la prière
en solitude, appelée paradoxalement à guérir
la profonde solitude dont souffre l'homme d'aujourd'hui.
"Est-on
jamais seul avec Toi?", s'exclame un chant que nous avons récemment
composé, signifiant tout à la fois "Avec Toi, on
n'est pas seul" et "prend-on le temps d'être seul
avec Toi?" La prière en solitude n'exclut pas la prière
communautaire, en paroisse par exemple : elle en constitue au contraire
la source et le prolongement.
La seconde dimension est apostolique. Il est révélateur
à cet égard que parmi ceux qui ont répondu à
l'appel du projet se trouvent plusieurs familles, comme si leur vocation
particulière consistait à faire rayonner, par cercles
concentriques, la prière en solitude de proche en proche : le
couple, la famille, les lieux de travail, le monde et l'Eglise même.
En cela, nous avons été confirmés par l'appel
du Saint-Père, répercuté par nos Evêques,
à une nouvelle évangélisation, en particulier
l'évangélisation au sein de la famille. Dans cette perspective,
nous essayons autant que possible de ne pas exclure les enfants de
nos temps de prière : ils sont pour nous de précieux
guides sur les chemins de la fête et de la louange.